45 heures de communication

45 HEURES DE COMMUNICATION

 

45 heures de communication, non mais, tu te rends compte ? 45 heures, et encore en local ! J’ai passé 45 heures au téléphone, et encore c’est moi qui appelais. J’ai pas fait qu’appeler, j’ai reçu aussi. Tu peux multiplier le temps par deux. Au secours !!

 

Il est temps que je me trouve un nouvel amant. C’est vrai quoi, pendant que je baise, je ne téléphone pas. Mais à mon âge, le marché de la baise, c’est plus çà. On a beau aimer les soldes et regarder les fins de série, y’a pas à dire ça craint.

 

Il nous reste quoi ? Les adipeux qui pour compenser la prise de ventre se sont laissés tomber les cheveux, et qui pour nous achever complètement nous balancent des vannes ultra grasses du bout de leur sourire moisi haleine fétide garantie. Les caractériels, imbus de leur petite personne, les incompris, les « aide moi maman », ceux-là font des aller et retour sur le marché mais ont une grosse tendance à s’abîmer encore plus vite que les autres. Les pas libres, les futurs divorcés, les « just divorced », pourvus de femmes, d’ex-femmes, d’enfants et de problèmes -si vous saviez ce que j’ai enduré ma brave dame-.

Il reste quoi encore, ah oui, les « tellement intéressants » qu’on les sort la nuit, de peur de rencontrer quelqu’un qu’on connaît et qu’il ouvre la bouche. Ceux-là, on ne les présente pas aux copines : la honte !!

C’est vrai quoi, tu leur souffles dans les oreilles et t’entends les hauts de Hurlevent.

Y’a pas à dire ça craint.

 

Bon, y sont où les z’hommes ?

Ceux qui ne planquent pas leur peur viscérale de la femelle ou une impuissance latente derrière un machisme débile. Y sont où ?

 

Ceux-là, ils sont débordés. Quand tu flaires la proie possible, tu découvres la proie pas facile.

 

Tu t’épuises à le poursuivre dans les festivals organisés par Lui, dans les associations présidées par Lui, dans les bistrots intellos, les librairies fa-bu-leu-ses où l’on trouve les œuvres complètes de Trucmuche auteur génialissime dont tu n’as absolument jamais entendu parler et dont tu as interrompu la lecture à la 3ème page (parce que t’as déjà décroché depuis longtemps).

 

Bref, tu sors de là dégoûté de la vie comme disent les jeunes.

 

T’as pas le niveau, trop haut pour le caniveau, trop bas pour le Monsieur.

Y’a pas à dire ça craint

Commentaires

  • Cette lecture m a semble beaucoup courte, merci enormément pour ce passe a vous lire.

  • Je relai votre avis du sujet, et nous vous suis vraiment reconnaissant d'avoir donnée autant de renseignement sur votre blog.

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