• A domicile !!!

    Dingue, je me suis fait le chantre de la lutte anti-raciste. Je passe mon temps à expliquer, convaincre ou tenter de convaincre. Et puis là, d’un coup d’un seul, je l’ai reçue en pleine figure.

    Que dis-je, en pleine poire cette affirmation, et de la bouche de ma propre mère : « Personne n’a le droit d’imposer sa couleur de peau à un enfant ».

    Alors là, pour le coup, j’en suis encore baba ! 

    Passé le fou rire qui a suivi cette affirmation péremptoire de l’auteure de mes jours, j’ai embrayé de suite : « T’as drôlement raison M’man, j’aurais tant aimé être verte à pois roses. Pourquoi m’avoir imposé ce blanc uniforme et tellement banal ? Et pendant qu’on en est au chapitre « réclamations en tous genres » pourquoi m’as-tu imposé ce sexe, moi qui n’ai d’autres particularités qu’un nombre de nombrils hors norme ? As-tu pensé à moi lors de tes ébats qui ont amené cet accident biologique ? »

     Sachant que comme le disait l’humoriste, « la vie est une maladie sexuellement transmissible dont l’issue est forcément fatale », pourquoi m’avoir imposé une vie que je ne demandais pas et pour me le reprocher ensuite pendant de longues années.

    Infliger un tel patrimoine génétique à un enfant devrait être passible du pénal.C’est vrai, je sens que je vais porter plainte !

    On résume :- mauvaise couleur- mauvais sexe- patrimoine génétique aléatoire et encombrant et transmissible et pas sûr du tout.

    Là M’man t’as complètement foiré.

    Donc « on n’impose pas une couleur de peau », Maman, c’est pas seulement une connerie raciste, c’est également un hymne à la médiocrité ordinaire, à la « pensée » de bas étage.

    Dis moi, tu sais où j’peux changer mes gènes ?