• Débordements

    Débordement


    C’est quoi ça ? Ah, euh…aie…et merde !

    Ça, c’est la jolie bouée que je viens de m’offrir sous prétexte d'anniversaire, de fêtes, de « on ne vit qu’une fois », et autres conneries que l’on dit pour prouver qu’on a de la volonté…plusieurs semaines plus tard dans les salles de gym.

    Galère, déjà que j’avais hurlé lorsque mon jean m’avait refusé l’entrée tel un maghrébin devant une boîte de nuit ne pratiquant pas la ségrégation raciale « C’est complet » « Y’a plus de place » Sauf que là, pour le coup, c’est vrai !!!  Je déborde, y’a plus d’place.

    Non ce n’est pas la cata ! Non ce n’est pas grave !
    Je sais que la moitié de l’humanité n’a pas pu prendre un gramme parce qu’elle n’a pas à bouffer, mais j’ai besoin d’être consolée pas d’être ridicule !
    Donc, on compatit, sans blague…

    Bon, je déborde ! La petite bouée au-dessus du jean fait remonter délicatement le bas de mon pull over, ce qui est super quand on ressemble à Jane ou à Charlotte, beaucoup moins si on a un physique moins…enfin plus..bref plus « robert » que Redford si tu vois ce que je veux dire. J’ai cherché une métaphore féminine mais bon, pas inspirée ce soir.

    Donc, je déborde.

    Je pense faire régime. Mais rien que le mot me fait mal et quand j’ai mal : j’ai faim.

    C’est quoi le rapport ?

    Justement, vois-tu, je ne mélange pas moi. Si je déprime, si je suis malade ou autres incidents de parcours, je ne mélange pas.
    Je mange bien, je dors bien, je vis bien… en quelque sorte, je suis malade mais pas à temps plein. Et c’est un principe, jamais à table, ni devant un frigo ouvert sur un plein de victuailles. Faut pas déc’.

    Donc pour le régime, c’est mort. J’avais pensé au chagrin d’amour. Mais voilà, je suis « comme ma sœur Anne » je ne vois rien venir et puis avant le chagrin, il y a le bonheur de la rencontre, la joie des premiers moments, la douceurs des premières amours. Bilan…au moins cinq kilos en plus. Le temps de tout faire foirer et c’est quinze kilos qu’il va me falloir perdre. Bon, t’as une autre idée géniale ?
    Si tu dis : « arrêter de bouffer » tu t’en prends une, sadique…

    Oui le sport, j’en fais dès que je déconne, pour l’instant ? Oh neuf heures par semaine, pourquoi ?
    Effectivement, à ce rythme là je ne vais plus faire que du sport et à qui le physique d’Arnold et de Sylvester ??

    Non, Quoi ? Accepter, t’as bien dit « Accepter ». Là, c’est toi qui déborde.

    Et puis, depuis quand on se crée des problèmes pour soi tout seul ? Egoïste va !.

    Non, ce genre de trucs c’est pour les potes et les collègues de bureau. Dire, j’enfle, je déborde et la bonne réponse est : «  Mais non, t’es très bien comme ça… », si t’es en forme au top de l’hypocrisie tu peux même ajouter : « Y’a plein de filles de vingt ans qui aimeraient être comme toi ».

    Ça te dérange de bobardiser, puriste va !

    Sâche que le tout n’est pas de respecter la vérité (d’ailleurs qui s’en soucie depuis des siècles ?), non le tout est de respecter l’idée que j’en ai.

    Tu sais quoi ? Je déborde…