• On marche sur la tête...


    On marche sur la tête



    Ca déconne ! Grave ! Le monde marche sur la tête et je ne risque pas de tomber, je suis dans le même état. Grave de chez grave !

    Oui, la guerre… ; oui, la misère (qu’on appelle désormais « niveau de vie », sont marrants tiens, les journaleux), la famine oui…. ! Ben tu sais quoi ? Moi je m’affole parce qu’une vraie pétasse a été sympa avec moi.

    Une vraie guerre larvée caractérise nos relations depuis qu’on s’est rencontrées.

    Elle me hait ! Je la méprise.

    Elle me nuit…moi aussi, chacune avec ses armes, ses alliés, ses amis.

    Donc là c’est  posé. Je suis même allée voir le boss en le priant de demander à la « grosse vache » de se tenir éloignée de moi et de ne plus m’adresser la parole.

    Donc depuis des mois, nous nous ignorons hargneusement.

    C’est pourquoi, lorsque la semaine dernière elle s’est pointée dans mon bureau avec un nouveau  directeur, le style : « Je te présente notre excellente Attachée de presse », j’ai failli tomber de mon siège.
    Je pense que la stupeur a dû se voir jusque dans mes lacets.

    Depuis, je me pose des questions. Quel est donc ce nouveau piège tendu qui veut causer ma perte ?

    J’ai forcément actionné les réseaux internes. J’ai levé l’alerte jusqu’à son niveau maximal.

    Je m’attends au pire. Que va-t-il donc me tomber sur la tête dans peu de temps. Je m’interroge et en parle à tout le monde. Vigilance ! Prudence !

    Donc me voilà sur le grill.

    Tout ça pourquoi ? Parce qu’une frustrée autoritaire et mal baisée me donne du sourire en utilisant des qualificatifs élogieux. C’est dingue !

     Pourquoi ce genre d’attitude n’est-il pas interprété comme une volonté d’enterrer la hache de guerre et revenir à des relations plus sereines ?

    Ben non, j’ai beau me raisonner, rien n’y fait. Une seule question me hante désormais : « Mais qu’est-ce qui va donc me tomber sur la tronche ? »

    Je te le dis : « On marche sur la tête »