• Elmer le ténia social

    Elmer le ténia.


    On en connaît tous, on en a tous connu. Ils sévissent partout, du milieu professionnel à la douleur moite des foyers sans amour.

    On en connaît, j’en connais, que dis-je, j’en subis un depuis trois ans déjà. Trois longues années à se protéger, se défendre, prouver l’ignominie.

    Un physique à la Elmer, le petit chasseur stupide de Bugs Bunny. Son arme ?

    La zizanie, le mensonge, le discours spécieux, la calomnie, les fausses confidences « je te dis ça mais tu gardes pour toi… ». Sa spécialité : la toile infâmante de la rumeur malfaisante.

    Sa bouche sourit mais son regard glacial cherche à détruire.

    D’abord, il arrive avec son « équipe », une bande d’incompétents prétentieux prêts à en découdre, une bande de médisants inutiles et féroces.

    L’équipe en place est systématiquement dénigrée, elle est proclamée nulle, « on » va donc leur apprendre….
    Ce qui signifie, casser, salir, mépriser, dénigrer tout ce qui sera entrepris par un membre des « vieux ».

    Le malfaisant prend en grippe un membre de l’équipe, de préférence le plus charismatique, le plus reconnu dans son métier, le plus estimé.

    Que fait-il ? Lorsqu’il se rend au Siège ou à la rencontre d’un autre collègue d’un autre département voire d’une autre entité, il médit, il calomnie, il geint.

    « Que voulez-vous que je fasse avec cette folle furieuse ? » Et le voilà parti à conter avec force détails le comportement limite camisole de force de l’impudente.

    Ladite « folle furieuse » travaillant paisiblement dans son bureau est habituée aux « tient, t’es là toi ? T’aurais pu venir dire bonjour » de ses collègues ne l’ayant vue ou entendue de la journée.

    Elle est reconnue pour son professionnalisme. Aussi,  Elmer le malfaisant, n’aura de cesse que de jeter le doute, la suspicion, de salir et bousiller cette réputation qui nuit à sa nuisance. Elmer est un médiocre qui ramène tout à son niveau.

    Alors, il en rajoute et en rajoute encore, jusqu’au grotesque.

    Un de mes amis a coutume de dire « Tout ce qui est exagéré est insignifiant ».

    La preuve qu’il s’épuise en vain, il part, il quitte la boîte. Peu de temps après son arrivée, il a déjà trop de cadavres dans ses pauvres placards.

     Placard qu’on lui offrait dans le but de l’empêcher de nuire et d’éviter qu’il ne continue à exercer son sport favori : le dénigrement systématique de tout et de tous.

    Plus personne à manager, plus personne à trucider, à salir, sur qui déverser sa médiocrité fielleuse.
    Alors « comme on ne tue plus vraiment, il trouve ça triste » et s’en va chercher ailleurs d’autres victimes, d’autres subordonnés à dézinguer, pour donner un sens à son existence insipide de ténia social.