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  • surconsommation

    Surconsommation
     « On est foutu, on mange trop », ce petit air fredonné par un « big mec » vous rappelle quelque chose ?

     Et bien oui, trop ! trop de tout, trop de rien, trop d’utile et de futile, trop !

     Devant cet effrayant constat, je fais à mon tour l’inventaire de mes « trops ».
     Trop d’impôts, trop de déconvenues, trop d’injustices, trop de brimades, trop de boulot, trop d’arnaques en tous genres.

    Ben quoi, on parlait bien d’entraves à la liberté et au bonheur ?

     Ah oui, ces autres « trops »…

     Effectivement, en me regardant dans le miroir et observant attentivement mon anatomie, me vient une question : « Ais-je vraiment besoin de tout ça pour m’asseoir ? » La réponse est non, pourquoi le cacher…euh si c’est du fessier dont il est question, c’est même pas la peine d’essayer. Il s’avère que certaines accumulations sont quasi impossibles à faire disparaître.

     Regardez autour de vous. L’accumulation ; celle qui rassure, celle qui censure, celle qui perdure..

    Vous aimez consommer, et c’est vrai que c’est jouissif. Acheter, dépenser c’est pour ça qu’on travaille, c’est pour ça qu’on accepte de courber l’échine, c’est pour ça qu’on s’écrase dans la médiocrité d’un devenir certain. C’est pour ça qu’on s’entête et qu’on s’endette, c’est pour ça.. 

     D’ailleurs je pose une question : « de quoi a besoin l’oiseau pour vivre ? » , d’être oiseau

    Et le chien ? d’être chien, et le chat ? d’être chat ?

    Et l’Homme ? d’être avocat, plombier, médecin, boulanger. Pourquoi a-t-il fallu que l’Homme s’arroge le titre de roi de la création, animal supérieur ?

     Ouais on consomme, on commet des actes économiques, on se rassure.
    Du Descartes qui disait « je pense donc je suis », on passe à « je paie donc j’existe ».

    Personne pour « être » personne pour le souhaiter, bienvenue dans « l’avoir ».